La périostite tibiale, une douleur à ne pas prendre à la légère

Vous la reconnaissez, cette douleur sur le tibia qui arrive insidieusement et qui persiste si on ne fait rien ? Bien connue des coureurs, la périostite tibiale peut s’avérer véritablement invalidante. Voici tout ce que vous devez savoir sur la périostite tibiale.

Périostite tibiale

La périostite tibiale, c’est quoi ?

Il s’agit une inflammation qui touche le périoste qui entoure l’os du tibia. Cette membrane fibreuse riche en nerfs et vaisseaux, qui se confond avec les insertions des muscles sur l’os, se décolle légèrement par effet de traction des muscles, principalement le tibial postérieur et le soléaire. C’est ce qui provoque la douleur.

La douleur s’étend généralement sur une zone de 4 à 8 cm le long du bord interne de l’os au niveau du tiers inférieur. Au départ, elle apparaît après l’effort, voire le lendemain au lever, notamment en descendant des escaliers ou en marche rapide. Faute de soins, elle peut évoluer rapidement, en étant de plus en plus forte et persistante au début et à la fin d’un entraînement. Elle peut aussi être douloureuse au toucher.

Une douleur à ne pas prendre à la légère

Une douleur à ne pas prendre à la légèreIl ne faut pas prendre à la légère une périostite tibiale, car elle peut évoluer en fracture de fatigue. En effet, puisqu’il s’agit des muscles qui tirent trop sur la membrane osseuse, cette tension peut fragiliser l’os, qui finit par se rompre.

Les causes de la périostite

La cause la plus fréquente de cette pathologie est la pratique de la course à pied, mais pas seulement. Tous les sports à impacts ou sauts tels que le CrossFit, le rugby, le football, le tennis, etc., qui font remonter les vibrations le long des jambes peuvent provoquer une périostite tibiale. Le port de chaussures mal adaptées ou usées peut aussi en être la cause.

Si ces causes sont les plus fréquentes, l’apparition de la périostite tibiale peut aussi être liée à :

  • une reprise trop intense de l’activité sportive ou augmentant de façon trop rapide ;
  • la course à pied sur un terrain trop dur ;
  • des pieds plats ;
  • une mauvaise récupération ou un défaut d’hydratation ;
  • un manque d’échauffement ou d’étirement après le sport.

Les traitements et bonnes pratiques

Lorsque cette pathologie est persistante, il est difficile de s’en débarrasser. Ainsi, si vous ressentez des douleurs lors de vos séances, n’insistez pas et prenez une quinzaine de jours de repos. Glacez la zone douloureuse après le sport et reprenez tranquillement votre entraînement de manière progressive.
Si la douleur persiste, revoyez votre matériel et adaptez-le à votre morphologie et à votre type de foulée. Veillez aussi à bien faire vos échauffements et vos étirements.

Si malgré tout cela la douleur s’installe, il vous faudra envisager un traitement médical pouvant inclure :

  • des semelles orthopédiques, particulièrement efficaces dans le cadre d’une compensation de foulée hyperpronatrice ;
  • des séances de kinésithérapie couplant des étirements et des massages transverses profonds ;
  • un support tibial ou un manchon de soutien permettant d’absorber les chocs ;
  • la prise d’anti-inflammatoires ;
  • des ultrasons ;
  • de la mésothérapie ;
  • de la cryothérapie.

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La pratique régulière d’une activité physique est la base d’un corps en bonne santé. Néanmoins, pour que cela se fasse sans risque et dans les meilleures conditions, il est recommandé de rester à l’écoute des signaux d’alarme de votre corps comme peut l’être une périostite tibiale.

Les trois points-clés à retenir sur la périostite tibiale :

  • Il s’agit d’une douleur inflammatoire située à l’avant du tibia.
  • À l’apparition de la douleur, glacer la zone et prendre du repos pour faire passer l’inflammation.
  • En cas de persistance, se faire suivre par un médecin pour ne pas évoluer vers la fracture de fatigue.